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Elle commence en janvier 1992 avec le
spectacle d’ouverture du Théâtre, une
pièce de Jean Anouilh, La
Valse des toréadors. Un coup
de cœur de Régis Santon, animé par le souci
de faire entendre un auteur majeur du 20ème
siècle qui, à l’exception de la
Comédie-Française, n’avait jamais
été joué dans le théâtre
public. Une pièce forte, drôle et cruelle,
passionnante à monter et à voir : elle sera
jouée deux saisons de suite. Elle fait de
l’ouverture du Théâtre Silvia Monfort un
événement.
Au-delà de l’ouverture, cette
première saison est exemplaire car elle contient
déjà en substance les points forts qui
définiront la programmation du Théâtre
Silvia Monfort dans les années à venir. En
premier lieu, la présence de la Compagnie Santon, qui
assurera en moyenne une production par année,
contribuant à la fidélisation du public. Autre
enjeu important : l’accueil, dès la
première saison, d’un Centre Dramatique National.
C’est le Théâtre de la Limousine qui vient
pour la première fois avec Le
Soir des rois de William
Shakespeare, mis en scène par Arlette Téphany et
joué par Pierre Meyrand.
[ Une vieille
relation de compagnonnage lie Régis Santon à Pierre Meyrand,
rencontré à l’époque du
Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, et
à Arlette Téphany. Après avoir beaucoup
circulé, le couple se fixe à Limoges où il
crée le Théâtre de la Limousine et reste
neuf ans. Au Théâtre Silvia Monfort, ces pionniers
de la décentralisation trouvent un point de chute
parisien pour leur travail. Ils construisent avec le Monfort un
véritable partenariat qui se termine en apothéose
avec Les Affaires sont les
affaires, créé en
1994. ]
Troisième point, la création
contemporaine, elle aussi présente dès le
début, avec L’Heure du
thé chez les Pendleburry de
l’auteur et psychanalyste Alain Didier-Weill.
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“Quelle
santé, quelle ironie ravageuse ! Elles compensent
à peine le regard tragique d’Anouilh sur le monde.
Règne aussi sur La Valse des
toréadors un fond de solitude, une détresse quasi
enfantine qui serrent rageusement le cœur.”
Télérama
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Marie-France Santon et Marc De Jonge, La Valse des Toréadors / D.R
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Dominique Vilar et Pierre Meyrand, Le Soir des rois /
D.R
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