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Notre onzième saison revisite avec originalité et exigence les classiques de l’Opéra et du Théâtre (Bizet, Shakespeare, Molière), dans un souci permanent d’accessibilité des œuvres : plus que jamais, le Monfort se tourne vers tous les publics.

La saison s’ouvre avec un spectacle ambitieux et “pluriculturel” : dans Une Carmen arabo-andalouse, Olivier Desbordes et sa compagnie Opéra Eclaté reprennent l’œuvre-phare de Georges Bizet et Prosper Mérimée en y mêlant les langues et les influences, avec un orchestre mixte arabo-occidental.

On retrouve ensuite Shakespeare avec sa dernière pièce : La Tempête, ici dirigée par Vinciane Regattieri en un maelström fantasque d’une formidable vitalité.

Puis c’est Molière qui est à l’honneur dans une version quasi “Tréteaux” de L’Ecole des Femmes mise en scène par Marie-France et Régis Santon.

Avec l’événement Musique et cirque d’aujourd’hui le théâtre témoigne de son attrait toujours plus affirmé pour la diversité des arts du spectacle vivant : on y retrouve pour la deuxième édition le Festival Extension du domaine de la note, à l’initiative de La Muse en Circuit, et le Cirque du Tambour, dirigé par le compositeur et metteur en scène Roland Auzet.

La tradition perpétuée tous les deux ans, en hommage à notre “marraine”, grande tragédienne, est récompensée par un succès croissant : le 4e Prix Silvia Monfort est attribué à la jeune comédienne du Studio-Théâtre d’Asnières : Isabelle Joly.

Enfin, pour clôturer la saison avec une promesse d’avenir, le théâtre ouvre ses portes au 2e Festival de théâtre lycéen : pendant quelques jours, le plateau est ouvert à ceux qui ont choisi l’option théâtre dans le cadre de leurs études et qui, souvent pour la première fois, ont ici l’occasion de se produire sur une scène professionnelle.


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Carmen / D.R.
Aussi bien sur le plan de la mise en scène que sur le plan musical, Opéra Eclaté réussit là une prouesse. On peut difficilement faire mieux avec si peu de monde. C’est une version très légère de Carmen, comme aurait pu en monter une troupe de forains avec orchestre sur scène et public très proche. De cette proximité, qui permet au public de se sentir physiquement au cœur de l’action, le spectacle tire une force supplémentaire. […]”
Figaro Magazine
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La Tempête
[…] Les comédiens captent dans un éclat de pure énergie, les arrière-mondes qui pullulent derrière le verbe shakespearien : fantastique, commedia dell’arte, féérique et poétique. […]
A Nous Paris
L’Ecole des Femmes […] Les résonances actuelles du texte de Molière sont légion, sur les droits des femmes notamment. Il est vrai qu’un Arnolphe qui tombe amoureux d’une enfant de 4 ans et la fait éduquer a minima pour l’épouser le temps venu éveille des échos aujourd’hui singuliers. Le pathétique de cet homme plein de lui-même, qui aime mal et ne sait pas être aimé, serait tragique sans la sauvegarde du rire. […] Zurban 
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Le Cirque du Tambour […] Pendant une heure quinze, Roland Auzet et la vidéaste Marie-Jo Lafontaine découpent les lignes et les cadres dans lesquels s’inscrivent des actions scéniques superbes de maîtrise plastique, sonore et acrobatique. Sisyphes sanglés de cuir, échassiers expressionnistes, numéros de corde lisse et jongleurs virtuels, tout ici est techniquement à la pointe et visuellement léché. Evoquant la Fura dels Baus, pour l’aspect néoprimitif et l’usage du feu et Boulez, pour un complexe trio de marimbas, ce spectacle strident et contemplatif, athlétique et épuré, est une nouvelle pierre ajoutée à l’édifice de la culture de l’interactivité. […]
Libération
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Luc Ferrari et Michel Maurer, 
La Muse en circuit 2001 / D.R.