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de G.E. Lessing
(1779)
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Adaptation et mise en scène Dominique
Lurcel
Scénographie et costumes Elisabeth
de Sauverzac
Lumières Philippe Lacombe
Régie Thierry Charlier
Avec, par ordre alphabétique :
Simon Bakhouche, Nathan •
Philippe Catoire, Le Frère
Lai • Tatiana Chambert, Récha
• Samuel Churin, Le Templier
• Bernard Malaka, Saladin
• Jean-François Maurier,
Le Derviche et Le Patriarche de Jérusalem • Magali
Montoya, Sittah • Françoise
Thyrion, Daja
Production Passeurs de
Mémoires.
Co-production Théâtre Jean
Arp (Clamart) / Théâtre
de Chelles.
Avec le soutien du Ministère de
la Culture et de la Communication /
DRAC Ile de France (Aide à
la Production)
Attaché de presse : Pascal
Zelcer 01 48 02 44 94 / 06 60 41 24 55 pzelcer@aol.com
Assisté de Jean-Philippe
Rigaud 06 60 64 94 27
Du 25 Novembre
2004 au 8 Janvier 2005
Relâches exceptionnelles les mardis 7 et 14 décembre
et le samedi 1er janvier 2005
Représentations du mardi au samedi à 20h30 –
matinées les dimanches à 16h
Jérusalem, 1187,
époque de la Troisième Croisade : dans ce contexte
de guerre de religion, Saladin, sultan de Jérusalem,
gracie un jeune Chrétien de l'Ordre des Templiers parce
qu’il ressemble à son frère disparu. A
son tour, le jeune Templier sauve d’un incendie la fille
d’un riche et estimé marchand juif, Nathan. Les
rencontres successives de ces trois hommes, Saladin (le musulman),
Nathan (le juif) et le jeune Templier (le chrétien),
vont bousculer leurs certitudes et ébranler les sentiments
d’appartenance religieuse. Les évènements
les confronteront chacun à la relativité de
leur vérité et ouvriront les esprits à
la nécessité de la liberté d’opinion.
Résister à
l’« esprit de la Croisade ». Au manichéisme,
à tout comportement simplificateur, classificateur
; aux diverses tentations de replis communautaires, à
tous les barbelés, et aux murs actuellement en train
de se construire. Tisser, retisser du lien, de l’échange,
du débat : si pas aujourd’hui, quand ?
La pièce de Lessing ne parle que de ça : de
ce qui unit et de ce qui divise les hommes.
Pièce essentielle à faire entendre aujourd’hui
pour les enjeux des débats qu’elle met en scène,
mais davantage encore, peut-être, parce qu’elle
pose le débat comme l’ultime secours face à
tous les enfermements identitaires, signes avant-coureurs
de barbarie.
Modernité de la pensée. Mais aussi efficacité
de la forme : l’urgence du discours de Lessing s’inscrit
dans les codes d’une comédie romanesque enlevée,
spirituelle, pleine de rebondissements et de ruptures,, donnant
à voir des tensions et des comportements puissamment
incarnés et complexes.
Dominique LURCEL
"Tant que deux hommes continueront
à échanger, on ne pourra pas complètement
désespérer de l'humanité"
G.E. Lessing
Descendant d’une
lignée de pasteurs protestants, Gotthold
Ephraïm Lessing (1729-1781) aurait dû être
pasteur lui-même. Au lieu de quoi, très tôt
gagné par les passions de son temps (le jeu des idées,
la curiosité du savoir encyclopédique –et
le démon du théâtre), il a , tout au long
de son existence, affirmé une volonté de liberté
d’action et de pensée qui font de lui, aujourd’hui,
une des figures les plus vivantes de son siècle.
Après avoir étudié tour à tour
la théologie, la philosophie, la médecine, les
sciences naturelles, il va, pour vivre, devenir journaliste,
puis professeur, bibliothécaire, secrétaire
d’un Général…
Esprit ouvert, profondément européen, il admire
Diderot, traduit Voltaire, se passionne pour Pope et Shakespeare,
se lie d’amitié avec le plus grand penseur juif
allemand de son temps, Moïse Mendelssohn – dont
le personnage de Nathan sera, plus tard, la transposition
scénique …
Dés sa première pièce, en 1749, (il a
tout juste vingt ans), il fait de la scène le lieu
privilégié des débats sociaux et religieux
de son siècle, choix qu’il confirmera dans ses
écrits théoriques –la célèbre
Dramaturgie de Hambourg- et dans ses chefs-d’oeuvre
ultérieurs, Minna Von Barnhelm (1763), Emilia
Galotti (1772) et, enfin, Nathan le sage (1779).
Audace des sujets abordés, modernité de la pensée
et de l’écriture, silhouettes des personnages
: rares sont ceux qui, comme Lessing, ont su, à ce
point de perfection, allier les plaisirs de l’intrigue
et les enjeux du sens.
Il a tout de suite été reconnu comme le fondateur
du théâtre national allemand. Nathan le sage,
en revanche, a eu un destin plus contrasté : interdite
du vivant de son auteur, édulcorée lors de sa
création en 1801, la pièce va devenir, au XXème
siècle, un symbole : interdite par les Nazis dés
1933, c’est elle qui rouvre les théâtres
berlinois en septembre 1945. Depuis cette date, elle a connu
plus de 200 mises en scène en Allemagne.
Elle a été montée pour la première
fois en France par Bernard Sobel, en 1987.
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| Article de la Réforme
(2 déc. / 8 déc.) |
Article Marianne (18 au
24 déc. 2004) |
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| Article du Figaro (18, 19 déc.
2004) |
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Article du Nouvel Observateur (23 déc.
/ 05 janv. 05) |
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