Le Théâtre Silvia Monfort présente cinq spectacles de théâtre : la reprise de La Valse des toréadors de Jean Anouilh.
Samedi, dimanche et lundi d’Eduardo de Filippo adapté par Huguette Hatem et mis en scène par Françoise Petit qui décrit les petits drames d’une famille napolitaine, où l’amertume se résout en tendresse et la lucidité en amour, Lundi huit heures, une pièce américaine de G.S. Kauffmann et Edma Feber, traduite et adaptée par Jacques Deval, une comédie violente entre Brecht et Bernstein, l’expression d’un théâtre à la fois populaire et cinglant, une coproduction du Théâtre Silvia Monfort.
Puis, Arlequin serviteur de deux maîtres de Carlo Goldoni, par le Centre Dramatique de Bordeaux, dans une adaptation de Valérie Tasca et une mise en scène de Jean-Louis Thamin qui reste fidèle à l’esprit de la commedia dell’arte et déclenche l’enthousiasme du public.
Enfin, La Peau des autres une création contemporaine du macédonien Jordan Plevnes, proposée par la Compagnie Jacques Seiler, une pièce de facture shakespearienne trempée de délire slave et de baroque balkanique.
La Peau des autres, c’est une histoire de dictature et de guerre, une histoire d’acteur, le théâtre dans un miroir : le personnage principal, Maxime Brodsky, est l’acteur adulé d’un pays totalitaire et le personnage de Robespierre dans La Mort de Danton de Georg Büchner est son rôle fétiche.
D’hier et d’aujourd’hui, les conflits, les persécutions, les délations, les compromissions continuent de tracer les mêmes sillons.
La Révolution française sert de fil conducteur à la trame, aux égarements d’un cabot habité par un rôle qui croise son destin et le dépasse. La pièce est composée de flashes dont certains semblent jaillir en direct de l’actualité serbo-bosniaque.”
La Tribune


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Hubert Deschamps, Samedi, dimanche et lundi / Lot
Scénariste de Ninotchka et autres succès hollywoodiens, Jacques Deval a construit sa pièce comme un film : scènes courtes, fortement découpées, un tourbillon de situations savoureusement rosses. Le spectacle rend, avec violence et humour, cette méchante sarabande de parvenus, de menteurs, d’hypocrites et de corrompus. Jamais il ne s’abandonne à un réalisme plat.
Au contraire. Il tire le texte jusqu’au grotesque, fait surjouer les comédiens, suggère la farce, toujours, derrière le pathétique. Ainsi épicée, l’intrigue, déjà originale, trouve une force singulière, une cruauté canaille. On rit noir et rouge sang.”
Télérama
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Anne-Marie Philipe et Marc Dudicourt, Lundi, 8 heures / Lot