Une saison qui commence avec Souvent je ris la nuit, un montage de textes de Victor Hugo réalisé par Gilles Guillot.

Lancement de l’opération Que faites-vous le lundi soir ? des soirées musicales en accord avec l’esprit pluridisciplinaire du théâtre proposées plusieurs lundis par mois.

Le groupe Chanson plus bifluorée, présenté durant quatre semaines, confirme la pertinence de la chanson française au Théâtre Silvia Monfort.

Le Centre Dramatique de Limoges joue Une Ardente patience, adaptation théâtrale de Jacques Téphany qui, à travers l’histoire du facteur de Pablo Neruda, raconte toute la tragédie chilienne. De ce roman d’Antonio Skarmeta sera également tiré le film Le Facteur. C’est une des compositions les plus impressionnantes de Pierre Meyrand. Par trois fois ce grand acteur jouera au Théâtre Silvia Monfort, toujours avec le même bonheur.

Enfin, La Guerre civile de Henry de Montherlant expose une réflexion très forte sur le pouvoir. Montée au moment du siège de Sarajevo, elle entre en résonance avec l’actualité. Située dans l’histoire romaine, au moment du conflit qui oppose César à Pompée, elle fait percevoir la haine qui perce à travers la guerre civile, l’envie de détruire l’autre, le voisin d’hier devenant l’ennemi d’aujourd’hui. “Dans la guerre civile, on sait qui on tue ; c’est ça qui est bien”, dit le personnage allégorique de La Guerre civile. Comment ne pas y voir un parallèle bouleversant avec les peuples de l’ex-Yougoslavie qui s’entre-déchiraient alors ?

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Pierre Santini, La Guerre civile / François Dumont
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Dix ans de la vie d’un peuple ardent et douloureux, dans cette fable éloquente que les vers du poète chauffent à blanc, ce poète à qui Pierre Meyrand, le dessinant en pleine pâte humaine, prête toute sa ruisselante bonté un peu bourrue.”
L’Humanité