|
|
|
||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
|
|
|
||||||||||||||||
|
Les Affaires sont les affaires, d’Octave Mirbeau, une pièce qui
s’impose de façon magistrale : le portrait
d’un homme d’affaires sans scrupules qui
n’hésite pas à corrompre les hommes
politiques pour parvenir à ses fins. Le spectacle est
joué cinquante fois, repris à Limoges, puis au
Théâtre du Palais-Royal, avant une longue
tournée : cinq cents représentations en tout,
trois Molières et sept nominations, un film pour la
télévision. C’est un
événement, peut-être le plus marquant de
ces dix années.
“Mirbeau dissèque la cruauté de ce
monde d’argent avec tant d’insolence,
d’humour noir, qu’on s’en amuse plus
qu’on ne s’en désespère. Avant
Brecht, il invente une étrange distanciation par rapport
à ses personnages ; avant Ionesco, il montre la farce
absurde et ricanante de notre monde.”
Télérama
Puis Quadrille, pièce de Sacha Guitry, montée et
jouée par Daniel Benoin, présentée par un
autre Centre Dramatique National, la Comédie de
Saint-Etienne. Pendant que Régis Santon faisait entrer
Jean Anouilh au répertoire du théâtre
subventionné, Daniel Benoin poursuivait la même
démarche avec Sacha Guitry à la Comédie de
Saint-Etienne. Avec cette pièce écrite en 1936,
il révèle chez cet auteur une dimension
sociologique loin d’être anodine, et montre
derrière l’apparente futilité de Guitry
l’acuité d’un regard sur une époque.
Le Théâtre 95 de
Cergy-Pontoise et la troupe de Joël Dragutin, auteur et
metteur en scène, présentent La Baie de Naples, une
création contemporaine. Il s’agit d’un
gigantesque et interminable repas, l’écriture
étant nourrie des banalités qui s’y
échangent. A travers une scénographie et une
dramaturgie originales, c’est une dénonciation
drolatique de la consommation de nourriture et de paroles, dans
notre société occidentale.
Une jeune Compagnie d’Ile-de-France,
la Compagnie de la Traverse, présente trois petites
pièces méconnues d’Eugène Labiche,
mises en scène par Hervé Petit : Mon Isménie !, Le Choix d’un gendre et La Femme qui perd ses
jarretières.
Place aussi à la chanson
française avec Gilbert
Lafaille et Anna Prucnal, tandis que Jean Martin conçoit
une programmation de concerts classiques.
[ Alors
qu’il dirigeait le Théâtre Essaïon,
Régis Santon rencontra en 1974 le pianiste Jean Martin auquel
il confia la programmation musicale. A cette occasion furent
présentés de jeunes solistes talentueux encore
peu connus comme Frédéric Lodéon, ou
déjà renommés comme Michel Portal.
C’est tout naturellement que Jean Martin a accepté
de concevoir pour le Théâtre Silvia Monfort une
programmation de musique classique faisant venir des
interprètes importants tels que Patrice Fontanarosa,
Jean-Paul Sévilla, Abdel Rahman El Bacha, Gérard
Poulet ou Zhu Xiao Mei, imaginant en 1999 et en 2000 des
promenades à travers la musique du 20ème
siècle réunissant les grands compositeurs devenus
classiques et les jeunes créateurs
d’aujourd’hui. Il a marqué de sa passion
cinq ans de la vie du théâtre, élargissant
le public et l’ouvrant à de nouvelles
émotions. ]
|
![]() |
|
|||||||||||||||
|
Bernard Dhéran et Pierre Meyrand,
Les Affaires sont les affaires / D.R.
|
|
||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
|
“Périodiquement,
le théâtre nous révèle un
comédien qui, au terme d’une longue galère,
s’impose enfin dans un rôle à sa mesure,
casse la baraque et gagne, en un soir, ses galons de vedette.
Voilà que Pierre Meyrand apporte sa rondeur, sa flamme, sa fausse
bonhomie et son air de gros matou, toujours prêt à
sortir ses griffes, à Isidore Lechat. Il est fabuleux
!”
Le Parisien
|
|
||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
![]() |
![]() |
|
|||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
![]() |
|
||||||||||||||||
|
Valérie Stroh et René Hernanz, Mon Isménie ! /
D.R
|
|
||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
![]() |
|
||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|